Magmer>Pêches en France>La Charente Maritime

LA CHARENTE MARITIME

BONS COINS:

Pêche de digue : Le mole d’escale à La Rochelle
Pêche au lancer et à la mouche : La pointe de la fumée à Fouras, la plage de Jamblet à Ile d’Aix, l’escalier Gaillard à La Rochelle pointe des Minimes, Marennes : les parcs a huîtres de l’estuaire de la Seudre
Pêche en surf casting : La plage de Gatseau a l’Ile d’Oléron,
La cote sauvage qui s'étend du phare de la Courbre à Royan

BONNES ADRESSES :

Restaurant: Le Cap Nell à Rochefort
[1 quai Joseph Bellot 17300 ROCHEFORT 05 46 87 31 77].
Situé sur le port de Rochefort, prés de la corderie royale ; spécialisé fruits de mer et spécialités charentaises ; cuisine créative ; ne ratez pas les entrées et le rhum arrangé en digestif.
Hôtel:
Hôtel restaurant Le Commerce à Fouras [20 r Général Bruncher 17450 FOURAS tel : 05 46 84 22 62 fax: 05 46 84 14 50]
En plein centre de Fouras, dans les rues piétonnes, à 2 pas du marché de poisson ; hôtel sans prétention ;accueil chaleureux dans un décor kitsch.
A visiter : L’aquarium de La Rochelle, le musée de la marine à la Corderie Royale de Rochefort

ANECDOTES

La pêche du bar à la mouche dans les parcs à huître de Charente Maritime
La cote de Charente Maritime entre La Rochelle et Royan est sablo-vaseuse et est configurée comme les Flats des caraïbes. Les fonds sont en pentes douces. Les nombreuses îles ( Ré, Oléron, Aix, Madame…) permettent d’allier vacances balnéaires familiales et pêche à la mouche.
Le bar y est présent à la cote à partir du mois d’avril, dés que les eaux se réchauffent. Il y reste jusqu'en octobre ou novembre suivant les années.
La cote est quadrillée de Parc à Huîtres qui produisent les fameuses claires de Marennes.
Ces parcs ostréicoles sont des postes de choix pour le pêcheur à la mouche en mer.
C’est d’ailleurs, avec la pêche au leurre de surface, une des rares techniques qui permet de pratiquer dans ces récifs artificiels.
Seule contrainte : se renseigner avant d’aller pêcher car dans certains secteurs, la pêche est interdite.

Un record IGFA valable 3 mois
Mai 2000, j’ai 2 heures de libre pour la pêche, je ne vérifie pas les horaires des marées, j’embarque à la hâte mon matériel et je file dans les parcs à huître de la pointe de la fumée à Fouras.
La marée est basse, j’ai de l’eau jusqu’aux mollets. Je monte un petit deceiver blanc à dos vers sur un bas de ligne de 8 lbs sans trop y croire.
Après quelques lancer infructueux, je me déplace en laissant ma mouche dériver dans le puissant courant de la marée descendante. Celle ci décrit un large arc de cercle et se positionne en fin de course face au courant, juste devant le pieux métallique d’un parc à huître. Je m’apprête à relancer quand la surface explose à l’endroit où se trouvait ma mouche et je me trouve attelé à un puissant bar qui démarre en force dans 30 cm d’eau, la nageoire dorsale hors de l’eau, la queue brassant comme une hélice de hors bord.
Je lui met la pression en couchant ma canne latéralement et ma bobine de moulinet se détache du bâti… Ce n’est vraiment pas le moment. Je rassemble le tout (mes esprits et la bobine) et je saisi le bar à la main. Je l’estime à 2 kg.
Les genoux tremblants, je le dépose sur un lit d’algue pour faire une photo.
Puis je décide de le garder car il me semble que c’est un record IGFA potentiel sur 8lbs. En effet, vérification faite, il pesait 1k750, le précédent record sur 8lbs était à 1kg4.
Je me lance dans les démarches IGFA : trouver une balance homologuée ; mission impossible à la campagne, je vais au tabac du coin et on pèse le poisson sur une balance commerciale, photo à l'appuis. Je coupe 1 m de soie + le bas de ligne, je remplis les papiers et expédie le tout à l’IGFA en Floride.
Un mois plus tard, je reçoit un certificat authentifiant ma prise.
La même année, au mois d’août, un certain Philippe Boulet pulvérise ce record sur 8lbs avec un poisson de 4 ou 5kg. Ce sont les règles du jeu…
Je suis un peu déçus d’avoir du sacrifié ce poisson pour la gloire mais quelle émotion que de prendre de tels poissons dans si peu d’eau…

Août 2001 7 heure du matin.
Je suis dans mes parcs à huître au lever du soleil. C’est le début de montante, la surface de l’au est ridée par la brise, je monte un Gurgler avec un petit streamer en potence.
Je prends quelques petits bars qui regagnent leur élément.
Je repère un lisse avec des massifs d’algue affleurant la surface. J’y shoote mon montage en tandem et le Gurgler commence son raffut surfacique. Juste à l’approche d’un massif d’algue, alors que je me demande comment je vais négocier la récupération pour ne pas m’accrocher, un « gobage » bruyant du diamètre d’un couvercle de poubelle me fait sursauter. Je suis en ligne avec un bar teigneux.
Vu la configuration du lieu, je décide de le pomper en force. Le bras de fer tourne à mon avantage, le poisson est à quelques mètres, lorsque ma canne custom montée sur un blank en carbone 52 millions de modulus se brise au niveau du tiers supérieur. Elle n’a pas du apprécier un contact précédent avec un clouser ou autres streamer plombé briseur de carbone.
Je saisi la soie à la main et sans réfléchir, je me jette à l’eau et saisis le bar à deux mains, me coupant au passage sur ses opercules tranchantes.
Il pèse 1kg900. Je suis trempé, j’ai cassé ma canne favorite mais je suis heureux…

Contactez l'auteur >>>